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Sénégal : Macky Sall agacé du débat sur le pétrole


Rédigé le Mardi 16 Mai 2017 à 10:58 | Lu 75 fois | 0 commentaire(s)


Le président sénégalais s'est montré préoccupé par les allégations lui endossant la responsabilité dans une supposée perte de centaine de milliards de Fcfa en investissements dans le secteur pétrolier. Recevant en audience quelques leaders, le président a lancé un appel à plus de responsabilité dans les déclarations des uns et des autres.



Sénégal : Macky Sall agacé du débat sur le pétrole
Accusé par une certaine opinion d'avoir fait perdre au pays plus de 500 milliards d'investissements dans le secteur pétrolier, le président sénégalais Macky Sall n'a pas hésité à afficher son désagrément devant les nouveaux dirigeants de l'Alliance pour la République. Irrité, le chef de l'Etat a déclaré : «Le pétrole est un domaine spécialisé. Ceux qui en parlent le plus n'en savent rien du tout. Et ceux qui le connaissent n'en parlent pas, parce que leur éthique et l'exigence de responsabilité dans ce secteur ne permettent pas de tout dire». 

Le président Mack Sall ajoutera alors : «Lorsque le bassin n'est pas attractif, il y a quelques ''braqueurs'' qui parcourent les pays et qui vont aller prendre des données et essayer de les vendre pour attirer des compagnies mineures. Voilà comment nous avons vécu pendant 56 ans. Plus de 500 milliards investis en perte. Sans la moindre découverte en dehors des petits puits de Gadiaga et de Diamniadio». 
Macky Sall a renchéri en précisant que partout, l'exploitation pétrolière est une activité défiscalisée compte tenu de son niveau de risque et aussi des capitaux qu'elle nécessite. D'après les explications du président sénégalais, l'Etat ne peut commencer à percevoir de taxes sur le pétrole que dans la phase de production. Visiblement très remonté, le président n'y est pas allé de main morte avec les accusateurs, en appelant à leur sens de responsabilité. «Venir dire au Sénégalais que l'on a perdu des centaines de milliards dans des opérations, c'est manquer de respect aux gens. Nous sommes au Sénégal aussi. Il faut accepter la liberté de dire ce que l'on veut, même si c'est insensé», a déclaré Macky Sall. 

L'agacement du président sénégalais est d'autant plus chargé qu'il n'a pas pu s'empêcher de se fendre d'une déclaration au ton assez peu commun : «J'ai entendu parler de plaintes. Ils peuvent aller au Pôle Nord porter plainte ou sur la planète Mars, mais il faut que le débat soit sérieux et tienne la route. Et quand ont dit que le Sénégal a perdu des milliards parce que l'on ne nous pas payé dans des transactions, c'est parce que l'on ignore comment fonctionne l'exploitation pétrolière. On ignore ce que dit la loi», a-t-il dit. Le président a ensuite invité ses contempteurs à parler plutôt des avancées de son administration. 

La jeunesse et l'électricité, deux sujets de débat pour Macky Sall 

Après s'être emporté contre les accusateurs et toute la classe politique, le président a invité les uns et les autres à se tourner vers les avancées, notamment sur les plans de la jeunesse et l'électricité. «Nous devons faire en sorte que cette jeunesse puisse avoir un avenir prometteur. Que cette jeunesse puisse avoir un emploi et dans tous les secteurs. C'est ce que nous faisons dans le secteur industriel », a-t-il déclaré, rappelant qu'à ce jour, les industries chimiques du Sénégal (ICS) et la SONATEL, l'opérateur télécoms historique du Sénégal, ont repris du rythme et contribuent aujourd'hui à la résorption du chômage. 

Sur le plan énergétique, le président n'a pas manqué de préciser quelques succès : «En 2012, l'Etat a investi 105 milliards de subventions dans la Société nationale d'électricité du Sénégal (SENELEC). C'est cela le progrès ! Parce que la SENELEC -et vous vous rappelez les émeutes de l'électricité en 2011- c'était 913 heures de coupure. Ce qui correspondait à un mois et dix jours sans électricité dans l'année.

Nous avons ramené cela à moins de 73 heures de coupure. Y a-t-il progrès ou pas ? Voilà le débat que vous cadres et experts pourraient porter et servir de relais à l'opinion», a-t-il relevé. Sauf que ce sujet risque fort bien de ne pas intéresser les partis de l'opposition, car -d'après le chef d'Etat sénégalais, ces derniers seraient «perdants à tout point de vue». 




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