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economie, finance : l'actualité au senegal et en afrique

Nouveau projet d’Olag pour rétablir les écosystèmes du Ferlo


Rédigé le 28 Février 2017 à 11:25 | 0 commentaire(s) modifié le 1 Mars 2017 - 16:41


Amadou Bocoum, directeur général de l'Office national du Lac de guiers.


(Ecofinance.sn - Dakar) - L’Olag multiplie les initiatives. A côté du Prefelag qui prend fin en 2018, il a initié un autre. C’est le Projet de renforcement de la résilience des écosystèmes du Ferlo (Preferlo). Son démarrage est planifié au plus tard 2019.

D’un coût initial estimé à 200 milliards F Cfa, il vise globalement à contribuer au rétablissement des écosystèmes du Ferlo, dans la zone nord du Sénégal. Il est dans sa phase études de faisabilité. La Banque africaine de développement (Bad) qui finance ces études compte participer également pour une part dans ce budget.

«La stratégie de mise en œuvre du projet consiste, à partir d’une station de pompage, à amener l’eau à Ranérou par conduite forcée, en passant par Linguère, des services en route permettant de desservir les différents usages le long de la conduite», indique les initiateurs du projet.  

Expliqué à la presse au cours de la présentation du bilan des réalisations 2016 du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement et perspectives, le Preferlo rentre dans le contexte de la création des conditions de satisfaction des besoins en eau liés à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) dans la zone sylvo-pastorale.

Il est initié dans la continuité d’une gestion rationnelle de l’eau en quantité et en qualité en vue d’une meilleure utilisation des ressources en eau.

L’encombrement de la Taouey et la dégradation des digues résolus

Au titre des réalisations, le bilan fait état de la résolution de l’encombrement de la Taouey qui réduisait considérablement les apports en eau au système du Lac de Guiers. Ainsi, cette résolution conduit à une amélioration de la disponibilité de l’eau qui passe de 1,2 à 2,34 milliards de mètres cube. Ces interventions favorisent aussi la disponibilité de l’eau pour un potentiel agricole supplémentaire de 57 000 ha.

S’agissant de l’état de dégradation  des digues qui menaçait d’inonder les localités et les activités riveraines, le document note également qu’il a été résolu par la réhabilitation de 13,11 km de digue autour de la dépression lacustre et de l’ouvrage de Mérinaghen.

«Ces actions permettent de renforcer la capacité de stockage de la réserve et la disponibilité de l’eau dans le bas-ferlo. Le manque d’eau potable des villages riverains du lac qui avait amenait le président de la République à promettre la réparation de cette injustice a été corrigé par la mise en œuvre d’un programme d’alimentation en eau potable, touchant 113 localités des communes de Mbane, Ngnith, Syer et keur Momar Sarr, pour une population estimée à 50.000 habitants», souligne le texte.

«Les difficultés d’accès des populations et pêcheurs au plan d’eau ont été résolues par l’ouverture de 37 points d’accès au profit d’une population estimée à 36.500 habitants. Ces actions ont entraîné un regain des activités de pêche améliorant ainsi les captures de poissons qui passent de 2000 à 2410 tonnes par an», ajoutent-ils.

Début de solution pour la grande mare de Ndiael

En ce qui concerne les problèmes d’alimentation en eau de la grande mare de Ndiael liés au dysfonctionnement du marigot de Yéti Yone, le bilan note qu’ils connaissent un début de solution avec le reprofilage de 13 km sur l’axe l’hydraulique entre le pont Alain et la grande mare.

«Les conditions de mobilité et d’accès aux structures de santé des populations des 32 villages du Ndiael ont été améliorées avec la réalisation de 2 ouvrages de franchissement sur le Yéti Yone et d’une case de santé équipée, à Belel Mbaye. La vulnérabilité des populations des 32 villages autour du Ndael a été réduite avec la réalisation d’activités génératrices de revenus telles la construction de 9 étangs piscicoles, d’une mini-laiterie et d’un centre éco touristique, accompagné des formations requises», note-t-il.

«La faiblesse du dispositif de gestion de la réserve spéciale d’avifaune du Ndiael (Rsan) a été corrigée par le renforcement des moyens logistiques et de surveillance par la construction d’un poste de commandement et de 3 postes de garde», ajoute-t-il.

D’une durée de 5 ans (2014-2018), le projet intervient dans les régions de Saint-Louis et de Louga. Il vise globalement le rétablissement des conditions optimales des conditions de fonctionnement du lac et la remise en eau de la Rsan.
 
 
Yaye Rokhaya NDIAYE



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