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Migration : pour la BAD, le développement des zones rurales offre des alternatives aux jeunes africains


Rédigé le Mercredi 20 Décembre 2017 à 11:40 | Lu 28 fois | 0 commentaire(s)


À l’occasion de la journée internationale des migrants célébrée chaque 18 décembre depuis 2000, la BAD a exhorté les pays d’Afrique à repenser les régions rurales. Devenues aujourd’hui de véritables zones de misère économique, leur transformation en zones de prospérité économique offrirait de nouvelles opportunités aux jeunes africains, ce qui ralentirait migrations.



(Ecofinance.sn Dakar) - Alors que jusque-là, l'urbanisation galopante du continent est considérée comme l'un des moteurs qui porteront la dynamique de croissance du continent, la BAD estime que les pays africains ont aussi tout intérêt à assurer la transformation économique des zones rurales. « La Banque africaine de développement exhorte les pays d'Afrique à rebâtir les régions rurales, devenues aujourd'hui zones de misère économique, pour les transformer en zones de prospérité économique » a souligné l'institution financière panafricaine pour qui en ce faisant, « de nouvelles opportunités économiques seront offertes aux jeunes Africains, qui se traduiront en une meilleure qualité de vie et, partant, agiront comme un frein aux migrations ».

C'est en effet à l'occasion de la célébration de la journée internationale des migrations, célébrée de part chaque 18 décembre depuis 2000 à l'initiale de l'ONU, que la BAD a fait son plaidoyer en faveur des zones rurales. En repensant leur développement pour en faire de véritables pôles économiques, elles offriront de nouvelles opportunités économiques pour les jeunes qui seront ainsi encouragés à rester sur le continent et à y trouver un sens à leur vie.

A l'heure où il est plus que jamais vital que l'Afrique modernise son agriculture et libère son plein potentiel, « l'avenir de la jeunesse africaine ne se trouve pas dans l'émigration vers l'Europe, mais dans une Afrique prospère » a martelé Akinwumi Adesina, le président de la BAD.

L'agriculture, une alternative pour l'essor des zones rurales

Pour la BAD, afin de traiter la question complexe des migrations et des déplacements de populations, il est nécessaire de traiter celle de l'insécurité alimentaire. Dans la même optique, mettre fin aux conflits intercommunautaires que la rareté des ressources, notamment en eau et en pâturages, a suscités, est tout aussi important. « Pour ce faire, nous avons besoin de recourir à des innovations agricoles et de transformer l'agriculture en un secteur qui crée de la richesse » a poursuivi Adesina pour qui l'agriculture doit devenir une option vraiment attractive pour nos jeunes.

« En créant des zones d'activités agroalimentaires et agro-industrielles, on pourra transformer les zones de misère économique de l'Afrique rurale en zones de prospérité économique. Pareilles zones mettront l'Afrique sur la voie de l'agro-industrialisation et lui permettront de devenir un acteur mondial pour nourrir la planète ». Akinwumi Adesina

Selon l'analyse de la BAD, le manque d'opportunités économiques, les conflits et les conditions extrêmes, telles que celles suscitées par le changement climatique, sont à l'origine de situations de fragilité qui aboutissent souvent à la migration forcée de personnes en quête désespérée d'alternatives. C'est ce que le président Adesina a d'ailleurs dénommé la « triangulaire des calamités » : des facteurs créent des conditions qui entraînent des conflits et des épisodes d'extrême violence, lesquels exacerbent les migrations économiques ou forcées, phénomène qui se traduit en exode rural ainsi que par des migrations intra-africaines ou internationales, qui toutes donnent lieu à de graves problèmes à l'échelle locale et internationale.

De nouvelles opportunités pour relever des défis

Afin de faire face à ces challenges posés par les migrations, la banque africaine souligne avoir intensifié ses investissements en vue d'inciter les jeunes agriculteurs commerciaux et les entrepreneurs agro-industriels à s'engager davantage dans l'agriculture. Afin de déclencher une évolution massive en ce sens, la Banque a déjà lancé une initiative conviant les jeunes à une carrière agricole : ENABLE Youth (Empowering Novel Agri-Business-Led Employment), une initiative qui entend faire émerger une nouvelle génération d'« agripreneurs » au service de l'Afrique. Pour ce faire, la Banque compte investir 15 milliards de dollars au cours des dix prochaines années. Les premiers résultats enregistrés par le programme ENABLE Youth, montre d'ores et déjà que les jeunes pourraient devenir le moteur de la transformation agricole en Afrique, à condition qu'on leur donne la possibilité de créer des entreprises agro-industrielles.

« La sécurité alimentaire et le développement rural sont liés à la migration, à la fragilité et à la résilience » a déclaré quant à lui Khaled Sherif, vice-président de la BAD en charge du développement régional, de l'intégration et de la prestation de services. « Les jeunes constituant la majeure partie des migrants africains, la Banque a également poursuivit la mise en œuvre de l'initiative « Emploi pour les jeunes africains » qui a pour but d'élargir les opportunités économiques offertes à la jeunesse africaine, « ce qui conduira à l'amélioration d'autres aspects de la vie des de ces jeunes » selon Khaled Sherif.

La stratégie « Nourrir l'Afrique », que la Banque a également lancée s'inscrit dans l'atteinte des mêmes ambitieux objectifs. Elle vise à parvenir à une Afrique auto-suffisante en matière de production alimentaire d'ici à dix ans, en misant sur le développement agroindustriel et la compétitivité du continent sur les marchés mondiaux des produits agricoles. Pour faire avancer ce programme, la Banque africaine de développement va ainsi investir 24 milliards de dollars en projets agricoles et agroindustriels sur les dix prochaines années.

Dans de nombreux pays en tout cas, des initiatives publiques ou privées accompagnées par des partenaires ont déjà permis à des milliers de migrants revenus à la terre, de s'offrir une nouvelle vie tout en participant à la croissance du continent.

Avec la Tribune afrique

 




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