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Les activités extractives impactent négativement sur les droits humains, selon le président du CNDH


Rédigé le Vendredi 20 Avril 2018 à 13:56 | Lu 67 fois | 0 commentaire(s)


Au Sénégal, les activités liées aux industries extractives ont un impact sur les droits humains, a relevé le président du Comité sénégalais des droits humains (CNDH), Me Pape Sène, estimant nécessaire de doter les acteurs communautaires sur le terrain d’outils et d’instruments juridiques leur permettant de porter le combat de la protection des droits de l’homme dans le secteur extractif.


‘’Pour permettre aux relais communautaire des régions impactées de pouvoir mieux porter le combat de la protection des droits humains dans le secteur extractif, on a jugé utile de leur permettre de disposer d’instruments juridiques, tels que les principes directeurs des Nations-Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, des directives communautaires de la (CEDEAO), ainsi que l’arsenal juridique national que nous avons’’, a-t-il dit. 

Me Sène s’exprimait jeudi, à Saly-Portudal, dans le département de Mbour, à l’ouverture d’un atelier de formation des formateurs sur le programme promotion des instruments juridiques de protection des droits humains dans le secteur extractif, qui est dans sa deuxième 
phase d’exécution. 

 Cet atelier est organisé par le CSDH, en partenariat avec l’ONG OXFAM. La première phase de ce programme avait permis de renforcer les capacités des membres de l’Observatoire national pour le respect des droits humains dans le secteur extractif (ONRDH-SE). 

A l’issue de cet atelier de trois jours, les participants auront une plus grande connaissance de l’impact des activités extractives sur les droits de l’homme, se familiarisant avec les principaux instruments de protection des droits humains et les mécanismes de recours contre les entreprises mises en cause ainsi que les techniques de sensibilisation et de communication, a promis Me Sène. 

Selon le président du CNDH, relevant que les droits de l’homme ont fini de s’imposer au monde universel, le défi, selon lui, c’est de parvenir à les hisser au rang de standard de référence pour toute entreprise intéressée par les ressources extractives du Sénégal. 

De son côté, le coordonnateur régional du Forum civil à Thiès, Abdoul Aziz Diop, membre de l’ONRDH-SE, a précisé que l’article 25 de la Constitution du Sénégal stipule que ‘’les ressources naturelles appartiennent au peuple sénégalais’’, mais, ‘’malheureusement, ce 
peuple n’a pas accès à la bonne information, alors qu’un citoyen bien informé devient un citoyen actif et responsable, qui exerce ses droits et ses droits. Mais, s’il est mal informé, il devient un sujet’’, a insisté Me Pape Sène. 

‘’Aujourd’hui, les communautés vivent les externalités négatives en termes de sous-emploi, d’impact environnement, de dégradation de l’environnement, entre autres impacts, avec des retombées très infimes’’, a déploré Abdoul Aziz Diop, également membre de la coalition ‘’Publier ce que vous payez !’’. 

D’après lui, les fonds de péréquation pour les collectivités locales sont constitués de 20% des redevances et droits fixes qui, selon M. Diop, n’ont pas été reversées depuis 2010. ‘’Sur ces fonds, quand on voit 7,640 milliards de francs CFA pour 599 collectivités locales au Sénégal, de 2010 à 2015. La seule raison, c’est que les mines, tout comme le pétrole et le gaz, ne sont pas des compétences transférés aux collectivités. C’est l’Etat qui le gère au profit des collectivités locales’’, a expliqué M. Diop. 

Selon lui, des réformes sont en cours pour que, à travers des mécanismes clairs, pour que les populations impactées puissent vivre des retombées positives de l’exploitation des ressources minérales. 

Pour sa part, le chargé de programme ‘’Gouvernance’’ de l’ONG internationale OXFAM, Elimane Kâne, son organisme a pour mission de favoriser un monde sans pauvreté et sans injustice, en mobilisant davantage les citoyens, notamment les plus vulnérables, pour qu’ils 
puissent réclamer et négocier leurs droits et avoir une existence plus digne. 

‘’Dans un contexte de mobilisation des ressources domestiques pour financer le développement, l’option est prise, au niveau national comme national, d’accélérer l’exploitation des ressources naturelles pour arriver à l’objectif de croissance de 317%’’, a indiqué M. Kâne. 

Cela implique, à son avis, des pratiques beaucoup plus agressives par rapport à ces ressources, mais qui ont nécessairement des implications en termes d’impact sur les populations et qui rencontrent les droits humains. 




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