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Le Congo veut renégocier son ardoise avec Glencore et Trafigura


Rédigé le 21 Février 2018 à 16:19 | 0 commentaire(s) modifié le 21 Février 2018 - 16:22


Après le Tchad, c’est maintenant au tour du Congo d’entamer des pourparlers avec Glencore pour restructurer les modalités de remboursement de la dette. Le duo Glencore/Trafigura détient ainsi une créance de 2 milliards de dollars que Brazzaville doit rembourser en nature. Un deal qui baisse des cours du pétrole oblige, handicape fortement les capacités budgétaires congolaises.


Le Congo veut renégocier son ardoise avec Glencore et Trafigura

(Ecofinance.sn Dakar) - La République du Congo s'apprête à entamer des pourparlers avec les entreprises Glencore et Trafigura sur une créance de 2 milliards de dollars qu'ils réclament à Brazzaville, à cause de niveaux d'endettement de moins en moins soutenables. L'ouverture de ces négociations fera du Congo le dernier pays du continent à mener des pourparlers de la sorte.

Après N'Djamena, c'est au tour de Brazzaville

Ces entreprises acceptent régulièrement de prêter de l'argent à des Etats, avec une prédilection pour des pays riches en ressources naturelles et en détresse financière, comme par exemple le Congo, le Tchad ou encore la région du Kurdistan irakien, surtout lorsque les prêteurs traditionnels évitent de traiter avec le dit pays. Ces prêteurs exigent souvent un large emprunt conjugué à un accès privilégié aux ressources.

Brazzaville a récemment nommé la banque d'investissement Lazard en tant que conseiller pour l'assister à renégocier ses dettes avec les entreprises créancières. Ce mouvement rappelle celui de N'Djamena qui avait opté pour Rothschild pour le conseiller dans les négociations avec Glencore et quatre autres prêteurs. D'ailleurs, la situation au Congo compte des similitudes avec le cas tchadien qui a emprunté 1,45 milliard de dollars à Glencore.

Crédit contre pétrole

Cet emprunt était garanti par des cargaisons de brut au moment où les cours du pétrole étaient assez élevés. Le Tchad a ainsi été contraint de rechercher une restructuration des modalités de remboursement, vu que la baisse des prix du brut a canalisé le gros des recettes pétrolières vers le remboursement de la créance détenue par Glencore au lieu de les reverser dans son budget.

Les négociations pour restructurer le prêt tchadien sont à leur deuxième round qui est en cours depuis la mi-2017 et restent assez tendues depuis que le Tchad a annoncé la fin des envois de pétrole à Glencore en marge des négociations. Du côté de Brazzaville, le gouvernement a déjà dû faire face aux pressions du FMI pour restructurer sa dette, ce qui a éveillé les craintes des entreprises créancières qui redoutent la longueur des négociations.

La carte FMI

Pour l'heure, le Congo espère obtenir un renflouement du FMI et s'est engagé à réduire ses dépenses publiques en 2018 de 9%. Le FMI a indiqué en octobre dernier que la dette publique ou à garantie publique congolaise, s'élevait à 9,14 milliards de dollars, soit près de 110% de son PIB à la fin de juillet 2017. La dette détenue par des entreprises privées représente quelques 2,3 milliards de dollars, Trafigura assisté d'établissements bancaires a prêté près de 1 milliard de dollars et dans le cas où Brazzaville se retrouvait en défaut de paiement, l'entreprise est entièrement responsable de la dette.

Glencore et un syndicat de banque ont de leur côté, prêté 850 millions de dollars à Brazzaville entre 2015 et 2016 et comptaient se faire rembourser en nature sur une durée de 5 ans. A la fin 2016, la compagnie minière devait 336 millions de dollars, alors que la créance des banques s'élevait à 500 millions de dollars. Contrairement au Tchad, le Congo dispose d'un ensemble de créanciers plus large où Glencore ne détient pas la quasi-totalité de la dette commerciale extérieure.
 

latribune afrique



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