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Afrique: l'adhésion du Maroc dans la CEDEAO officialisée en décembre 2017


Rédigé le Vendredi 10 Novembre 2017 à 12:08 | Lu 69 fois | 0 commentaire(s)


L'adhésion du Maroc dans la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) sera officialisée lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de cette organisation, prévu au mois de décembre prochain. L'information a été livrée ce jeudi 9 novembre à Tanger (Maroc), par l'ex ministre des affaires étrangères du Sénégal, M. Mankeur Ndiaye. C'était lors d'un panel, organisé dans le cadre de la 10ème édition du Forum international des MEDays.


(Ecofinance.sn Dakar) - Décidément, en Afrique, toutes les portes s'ouvrent grandement au Maroc. Après l'Union Africaine c'est au tour de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao). Le prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu au mois de décembre, va ouvrir une page historique dans la vie de l'organisation communautaire. 
L'ex ministre sénégalais des Affaires étrangères, M. Mankeur Ndiayea révélé que « Politiquement, lors du dernier sommet qui s'est tenu au Libéria, les chefs d'Etat et de gouvernement ont positivement marqué leur accord pour l'intégration du Maroc dans l'espace CEDEAO ». C'était lors d'un panel sur la double adhésion du Maroc dans l'Union Africaine et la CEDEAO, tenu ce jeudi 9 novembre à Tanger (Maroc) dans le cadre de l'édition 2017 des MEDays. 
Pour M. Ndiaye, cette volonté d'adhésion exprimée est une décision politique prise par sa majesté le Roi Mohamed VI et acceptée par les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. « Aucun chef d’État de la sous-région ne s'est opposé à cette décision lors du dernier sommet », a-t-il confié. 
Avant d'ajouter : « il a été demandé à la commission de la CEDEAO de faire une étude sur l'impact de l'admission du Maroc au sein de l'organisation. Étude qui sera soumise sous forme de rapport à présenter lors du prochain sommet des chefs d’État mais la décision politique est déjà actée ». 
A son avis, il faut dépasser les critères géographiques et l'Union Africaine a reconnu huit communautés régionales dans lesquels il peut être trouvé des pays qui appartiennent à la même communauté économique régionale sans être dans la même région géographique. Il donne ainsi l'exemple de la COMESA (Marché commun de l'Afrique orientale et australe), la CEN-SAD (Communauté des États sahélo-saharienne)… 
Ce qui lui fait dire que : « il n'y a pas d'obstacles juridiques à cette adhésion parce que le traité de la CEDEAO reste muet sur l'admission d'un nouveau membre donc la décision ne peut être politique et ne peut être prise que par les chefs d'Etats et de gouvernement réunis en sommet ». 
L'ambassadeur M. Mohamed Methqal, par ailleurs, manageur directeur-général de l'Agence marocaine de coopération internationale a brandi les liens séculaires qui existent entre le Maroc et les pays de la Cedeao. «  40 % des étudiants étrangers du Maroc sont des ressortissants de la zone Cedeao ». Et de souligner que : « Le Maroc est le premier investisseur africain de la zone Cedeao ». 
A son avis, cette adhésion peut se justifier par le fait que l'intégration en Afrique du Nord est devenue la plus faible du moment que la frontière est fermée du côté algérien. 
L'économiste M. Moubarack Lo, pour sa part, fait savoir que l'Union Africaine veut que chaque État ne soit membre que d'une seule communauté régionale. A son avis, « avec l'arrivée du Maroc, la Cedeao sera plus forte que la Turquie et elle va devenir la 16èmeéconomie mondiale ». 
Cette future adhésion qui suscite des craintes auprès du secteur privé de pays de la sous-région, d'une part, et de l'espoir, de l'autres semble arrangée les deux parties. 
Pour Mankeur Ndiaye, le Maroc peut beaucoup apporter à la CEDEAO qui est un grand marché de plus de 300 millions d'habitants par son expertise dans des secteurs extrêmement importants pour l'économie de la région dont les bâtiments et travaux public (Btp), l'industrie pharmaceutique, l'énergie, l'agriculture, la banque… 
Sur l'énergie, M. Ndiaye pense qu'il faut souligner l'apport que pourra avoir le grand projet de gazoduc Maroc – Nigéria de 5000 kilomètres qui va contribuer à régler la question de l'énergie dans toute l'Afrique et au-delà. 
Le président de l'Institut marocain en relation internationale, M. Jawad Kerdoudi, de son côté considère qu'avec l'adhésion dans la CEDEAO, le royaume chérifien va pouvoir développer davantage ses exportations avec l'exonération des droits de douane. 
Pour lui, le fait que le Maroc soit avec 15 pays va l'aider sur les questions du Sahara Occidentale. Par ailleurs, poursuit M. Kerdoudi, avec cette nouvelle posture, le pays doit faire face à des défis tels que la libre circulation des personnes et des biens avec la gestion de la migration. « Le Maroc doit se préparer à recevoir des jeunes migrants qui ne doivent pas venir pour trainer dans les rues », s'inquiète-t-il. 
L'optimisme noté plus haut est également relevé dans le retour du Maroc dans l'Union Africaine. Une décision qui, selon Mankeur Ndiaye, est de portée diplomatique et politique et qui légitimise l'organisation continentale. 
Pour Moubarack Lô, économiste, « le plus important c'est aujourd'hui car le Maroc n'a pas besoin d'autorisation pour regagner l'UA qui, dans ses statuts, a l'obligation de recevoir tous les pays africains. Le défi c'est de construire une Union africaine forte ». Ce conseiller auprès du Premier ministre sénégalais estime que l'UA a une vocation de devenir comme l'Union Européenne et que le Maroc pourra bel et bien bénéficier de ce large marché. 
Sur la même lancée, M. Jawad Kerdoudi de l'Institut marocain en relation internationale, retient qu'avec son retour dans l'Union Africaine, le Maroc peut apporter son expertise dans beaucoup de secteurs avec les investissements correspondants. « On peut apporter beaucoup sur le plan de l'amélioration de la gouvernance dans le cadre d'un projet de réforme de la gouvernance car l'UA n'a pas été efficace dans ce domaine ». 

Avant de souligner que la contribution financière du Maroc va permettre de stabiliser le budget de l'Union Africaine qui a des problèmes financiers.
 




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