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​Le Nigéria menace de fermer sa frontière avec le Bénin pour stopper la contrebande de riz


Rédigé le 20 Juin 2018 à 10:28 | 0 commentaire(s) modifié le 20 Juin 2018 - 10:49



Le Nigéria compte fermer dans les prochains jours, ses frontières terrestres avec un de ses voisins afin de protéger sa production de riz dont l’importation est interdite depuis que le pays a annoncé avoir atteint l’autosuffisance. Une menace voilée qui vise le Bénin par où transite une importante quantité de riz étranger destinée à être réexporté sur le marché nigérian.

Le ministre nigérian de l'Agriculture et du développement rural n'a pas cité le nom du pays, mais comme le dit un dicton populaire local, qui accuse en public sait parfaitement à qui il s'adresse. C'est la raison pour laquelle que lorsque Audu Ogbeh a annoncé que le gouvernement fédéral envisage de fermer dans les prochains jours, ses frontières avec un de ses voisins afin de stopper l'importation du riz qui est interdite, tous les regards se sont tournés vers le Bénin et notamment le port de Cotonou, véritable porte d'entrée de divers produits destinés en réalité au gigantesque marché nigérian. Les indications implicites données d'ailleurs par le ministre nigérian en donne largement une idée sans tenir compte des précédents entre les deux pays, notamment pour ce qui est de l'importation des véhicules d'occasions en provenance d'Europe.
 
Intervenant lundi dernier à Abuja devant des jeunes d'une organisation dont le nom à lui seul veut beaucoup dire, « les gardiens de la nation » (GOTNI), le ministre Audu Ogbeh a indexé un pays frontalier du pays qui menace l'économie nigériane du fait de ses importations massives de riz qu'il réexporte vers le Nigéria, ce qui à terme nuit à l'économie nigériane.
 
« Notre autre problème est la contrebande. Actuellement, il y a un de nos voisins qui importe du riz plus que la Chine. Pourtant, on ne consomme pas de riz étuvé dans ce pays mais du riz blanc. Ils utilisent donc leurs ports pour nuire à notre économie. Il y a donc une urgence et je le dis maintenant parce que dans quelques jours, vous entendrez que la frontière est fermée. Nous allons la fermer pour vous protéger, nous protéger et aussi protéger notre économie malgré tout ce que vous allez entendre de négatif sur les internet » a déclaré le ministre nigérian de l'Agriculture.
 
Selon donc les explications du ministre nigérian, la fermeture des frontières est devenue nécessaire pour stopper l'importation frauduleuse du riz étranger et par conséquent encourager la production locale et soutenir l'économie du pays. D'autant que selon Audu Ogbeh, grace à la stratégie du gouvernement fédéral, les importations de riz ont baissé de 95% en deux ans et le nombre de producteur est passé de 5 à 30 millions sur la même période.
 
Autosuffisance sur fonds de nationalisme économique
L'annonce du ministre Ogbeh n'est en réalité pas une surprise même si elle n'est pas encore effective. Ce n'est en effet pas la première fois que le gouvernement fédéral nigérian menace ses voisins de mesures restrictives visant à protéger son économie. En janvier dernier lors de son message de nouvel an à la nation, le président Muhammadu Buhari a annoncé que le Nigéria cessera d'importer du riz dès cette année en perspectives de la production locale qu'augure le plan de relance de l'agriculture.
 
Par la suite, le chef de l'Etat nigérian, très connu pour son nationalisme surtout en matière économique, a multiplié les menaces à l'égard de ses voisins et particulièrement le pays de Patrice Talon sur certaines pratiques considérées comme frauduleuses tout en imposant parallèlement des mesures protectionnistes assez sévères notamment les taxes douanières sur certains produits comme le riz.
 
 
 
Il faut dire que par le passé, le pays était l'un des plus importants importateurs de riz du continent, une aubaine pour les opérateurs béninois qui importent massivement et plus que les besoins de la consommation locale, du riz en provenance des pays asiatiques qu'ils réexportent au Nigéria. Dorénavant, le gouvernement de Buhari entend mettre fin à ces pratiques que les autorités considèrent comme néfaste à la dynamique de la première économie du continent.

La Tribune Afrique



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