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Transformer les économies en Afrique du Nord : réformes, efforts et progrès


Rédigé le Vendredi 11 Mars 2016 à 17:30 | Lu 61 fois | 0 commentaire(s)


Ecofinance.sn (Dakar) - Soucieux d’améliorer leur climat des affaires et de restaurer la confiance des investisseurs, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie et la Mauritanie ont engagé un processus de réformes économiques d’ampleur.


Transformer les économies en Afrique du Nord : réformes, efforts et progrès
En pleine transition, les économies d’Afrique du Nord ont connu des bouleversements politique, économique et social majeurs et complexes ces dernières années. Soucieux d’améliorer leur climat des affaires et de restaurer la confiance des investisseurs, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie et la Mauritanie ont engagé un processus de réformes économiques d’ampleur.

Mais, pour créer davantage d’emplois pérennes et asseoir une croissance de qualité, il leur faut accomplir davantage de progrès et d’efforts encore. 

Dans son exposé, Audrey Verdier-Chouchane, économiste en chef du département de la recherche de la BAad, a souligné les disparités existant entre les pays d’Afrique du Nord de la région en matière de compétitivité. Le Maroc y occupe la meilleure place (72e place mondiale sur 144 pays recensés), suivi de l’Algérie (87e), de la Tunisie (92e), la Mauritanie (138e) clôturant la marche dans la région.
 
En démontrant, données et analyses à l’appui, que les pays d’Afrique du Nord doivent accomplir des efforts substantiels pour améliorer leur performance, le Rapport met en lumière les principaux freins qui y entravent pratique des affaires. L’accès au financement, l’inefficience de l’administration et la prévalence de la corruption figurent en tête des faiblesses qui altèrent l’environnement des affaires dans la région.

L’édition 2015 du Rapport met également l’accent sur les secteurs de l’agriculture, l’industrie manufacturière et des services. L’agriculture, qui souffre encore d’une trop faible productivité, pourrait ainsi profiter de l’intégration dans les chaînes de valeur agricoles, qui faciliterait la création d’entreprises agroalimentaires à même d’accroître la valeur ajoutée des biens exportés.

S’agissant du secteur des services, qui joue un rôle croissant dans la compétitivité des économies de la région – notamment dans les exportations –, il faut assouplir la règlementation des services pour le rendre plus compétitif. Thouraya Triki, économiste-pays en chef au département régional d’Afrique du Nord de la Bad, a ainsi détaillé les perspectives d’intervention de la Bad pour soutenir le développement du secteur privé en Afrique du Nord.

Compétitivité : place à l’action
 
Plusieurs sessions de débats réparties en groupes de travail parallèles ont permis d’analyser davantage en profondeur les enjeux et d’identifier les options et politiques à même d’améliorer la compétitivité dans chacun des pays et, plus globalement, à l’échelle régionale. 
 
Assitan Diarra-Thioune, économiste du département régional d’Afrique du Nord de la Bad, a modéré la session de clôture, soulignant combien il est impératif d’œuvrer au développement du secteur privé. Ce qui ne pourra se faire sans un environnement des affaires attractif pour les investisseurs, qui, se fonde – entre autres – sur des services publics performants, un cadre légal et réglementaire adéquat et l’application des textes et des lois existantes.
 
Cette journée de travail a permis de formuler plusieurs recommandations et actions prioritaires pour doper la compétitivité des pays de la région, parmi lesquelles figurent :
  • renforcer la transparence et la bonne gouvernance ;
  • promouvoir la concurrence et l’ouverture des marchés ;
  • réduire la bureaucratie administrative ;
  • intégrer davantage les chaînes de valeurs, notamment dans le secteur agricole et l’industrie agroalimentaire ;
  • un enseignement de meilleure qualité, qui requiert de réviser les cursus scolaires et universitaires, de manière à améliorer l’employabilité des jeunes et de mieux répondre aux besoins du marché du travail ;
  •  investir dans la R&D et l’innovation ;
  • développer la culture de l’entrepreneuriat ;
  • renforcer les infrastructures avec des plateformes logistiques adaptées aux exigences des industries ;
  •  nourrir un meilleur dialogue entre les secteurs public et privé, et impliquer davantage le secteur privé dans la définition des stratégies sectorielles.
 




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