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HOTELLERIE : Addis-Abeba, ville la plus chère d’Afrique


Rédigé le Lundi 7 Septembre 2015 à 20:36 | Lu 63 fois | 0 commentaire(s)


Ecofinance.sn – (Dakar) - Une étude menée par le cabinet de recherche STR Global révèle que les hôtels de la capitale éthiopienne ont les tarifs les plus élevés du continent.


« C'est dans le jeu de l'offre et de la demande qu'il faut aller chercher les raisons de ces prix élevés de la capitale éthiopienne », estime Thomas Emanuel, directeur du Développement des affaires de STR Global. « Contrairement à nombre de grandes villes africaines, Addis-Abeba a une insuffisance d'hôtels de classe internationale », indique-t-il. La situation s'est d'autant plus tendue que l'économie éthiopienne, croissant à un rythme rapide de plus de 10 % par an pendant la dernière décennie, le pays a été mis sous pression. Il faut rappeler que plusieurs conférences sont organisées à Addis-Abeba, siège de l'Union africaine (UA). Parallèlement, la compagnie aérienne Ethiopian Airlines a, elle aussi, connu une belle croissance grâce à l'adjonction de nouvelles destinations dans sa desserte et un nombre de passagers de plus en plus important. Conséquence : il y a une forte demande de chambres d'hôtel haut de gamme qui pousse à la hausse les prix. Addis-Abeba doit donc s'habituer à son nouveau statut de ville internationale, statut qu'une ville comme Johannesburg par exemple a intégré depuis longtemps, elle qui a une tradition bien établie de raffinement avec un grand nombre d'hôtels cinq étoiles et un marché concurrentiel pour l'hébergement.
Quid des autres grandes villes ?
« Le taux moyen du coût des chambres d'hôtel à Addis-Abeba au cours des six premiers mois de l'année 2015 était de 231,78 dollars la nuitée », révèle l'étude de STR Global. Citée par l'agence Panapress, celle-ci indique qu'il faut rapporter ce prix aux 215,75 dollars pour une chambre à Lagos, au Nigeria, 144,76 dollars à Nairobi, au Kenya, 122,30 dollars au Cap, en Afrique du Sud, 105,73 dollars à Casablanca, au Maroc, 103,54 dollars au Caire, en Égypte, 72,90 dollars à Johannesburg, en Afrique du Sud, et 70,70 dollars à Charm el-Cheikh, en Égypte.
Des hausses de prix pour d'autres grandes villes aussi
Cela dit, l'étude de STR Global révèle par ailleurs que les tarifs des hôtels ont plutôt évolué vers la hausse au cours de l'année écoulée dans la période de juin 2014 à 2015. Cela s'est observé à Charm el-Cheikh (+ 42,5 %) en raison de la reprise du tourisme en Égypte, après plusieurs années de troubles politiques, à Addis-Abeba (+ 14,9 %), à Johannesburg (+ 11,0 %), au Cap (+ 10,8 %) principalement en raison de l'augmentation de la demande et non de l'augmentation de l'offre depuis la Coupe du monde 2010, au Caire (+ 10,6 %). Le mouvement est moins fort à Lagos, en hausse de seulement 5,8 %. La métropole nigériane combine plusieurs facteurs en faveur de la baisse des tarifs. « Tout d'abord, il y a un boom au niveau de la construction d'hôtels à Lagos avec 3 611 nouvelles chambres d'hôtel en projet », indique W. Hospitality Group. De plus, il y a eu l'effondrement du cours du pétrole, un fait dommageable du fait de la forte dépendance de l'économie nigériane par rapport au pétrole. Autre explication : un taux d'occupation qui a chuté en dessous de 50 %.
Deux petites exceptions à ce mouvement : Nairobi qui reste globalement stable avec la baisse des touristes échaudés par les attentats, et Casablanca qui, elle, a subi une baisse de 4 % du fait de la récession économique en France, son principal marché, mais aussi du fait des fluctuations des devises.
(Avec Malick Diawarra : Le PointAfrique)
 « C'est dans le jeu de l'offre et de la demande qu'il faut aller chercher les raisons de ces prix élevés de la capitale éthiopienne », estime Thomas Emanuel, directeur du Développement des affaires de STR Global. « Contrairement à nombre de grandes villes africaines, Addis-Abeba a une insuffisance d'hôtels de classe internationale », indique-t-il. La situation s'est d'autant plus tendue que l'économie éthiopienne, croissant à un rythme rapide de plus de 10 % par an pendant la dernière décennie, le pays a été mis sous pression. Il faut rappeler que plusieurs conférences sont organisées à Addis-Abeba, siège de l'Union africaine (UA). Parallèlement, la compagnie aérienne Ethiopian Airlines a, elle aussi, connu une belle croissance grâce à l'adjonction de nouvelles destinations dans sa desserte et un nombre de passagers de plus en plus important. Conséquence : il y a une forte demande de chambres d'hôtel haut de gamme qui pousse à la hausse les prix. Addis-Abeba doit donc s'habituer à son nouveau statut de ville internationale, statut qu'une ville comme Johannesburg par exemple a intégré depuis longtemps, elle qui a une tradition bien établie de raffinement avec un grand nombre d'hôtels cinq étoiles et un marché concurrentiel pour l'hébergement.
Quid des autres grandes villes ?
« Le taux moyen du coût des chambres d'hôtel à Addis-Abeba au cours des six premiers mois de l'année 2015 était de 231,78 dollars la nuitée », révèle l'étude de STR Global. Citée par l'agence Panapress, celle-ci indique qu'il faut rapporter ce prix aux 215,75 dollars pour une chambre à Lagos, au Nigeria, 144,76 dollars à Nairobi, au Kenya, 122,30 dollars au Cap, en Afrique du Sud, 105,73 dollars à Casablanca, au Maroc, 103,54 dollars au Caire, en Égypte, 72,90 dollars à Johannesburg, en Afrique du Sud, et 70,70 dollars à Charm el-Cheikh, en Égypte.
Des hausses de prix pour d'autres grandes villes aussi
Cela dit, l'étude de STR Global révèle par ailleurs que les tarifs des hôtels ont plutôt évolué vers la hausse au cours de l'année écoulée dans la période de juin 2014 à 2015. Cela s'est observé à Charm el-Cheikh (+ 42,5 %) en raison de la reprise du tourisme en Égypte, après plusieurs années de troubles politiques, à Addis-Abeba (+ 14,9 %), à Johannesburg (+ 11,0 %), au Cap (+ 10,8 %) principalement en raison de l'augmentation de la demande et non de l'augmentation de l'offre depuis la Coupe du monde 2010, au Caire (+ 10,6 %). Le mouvement est moins fort à Lagos, en hausse de seulement 5,8 %. La métropole nigériane combine plusieurs facteurs en faveur de la baisse des tarifs. « Tout d'abord, il y a un boom au niveau de la construction d'hôtels à Lagos avec 3 611 nouvelles chambres d'hôtel en projet », indique W. Hospitality Group. De plus, il y a eu l'effondrement du cours du pétrole, un fait dommageable du fait de la forte dépendance de l'économie nigériane par rapport au pétrole. Autre explication : un taux d'occupation qui a chuté en dessous de 50 %.
Deux petites exceptions à ce mouvement : Nairobi qui reste globalement stable avec la baisse des touristes échaudés par les attentats, et Casablanca qui, elle, a subi une baisse de 4 % du fait de la récession économique en France, son principal marché, mais aussi du fait des fluctuations des devises.
(Avec Malick Diawarra : Le PointAfrique)
 
 





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