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Afrique : recul de la performance des politiques et institutions nationales selon l’évaluation de la Banque mondiale


Rédigé le Mardi 25 Juillet 2017 à 14:28 | Lu 75 fois | 0 commentaire(s)


Le Sénégal occupe la deuxième place du classement établi sur la base de la dernière évaluation des politiques et institutions publiques en Afrique réalisée par la Banque mondiale. Un rang qu’il partage avec le Kenya avec un score de 3, 8, légèrement en dessous de la note de 4 obtenu par le Rwanda qui se classe encore premier.


( Ecofinance.sn Dakar ) - Le premier enseignement de cette dernière évaluation des politiques et institutions publiques en Afrique est la «baisse de la qualité des politiques et des institutions en Afrique subsaharienne dans un contexte marqué par une conjoncture économique mondiale difficile et les difficultés propres à chaque pays». Selon un communiqué de presse de la Banque, «cette tendance a été observée dans 40 % des pays évalués en 2016 et particulièrement dans certaines catégories de pays, notamment les pays exportateurs de matières premières et les États fragiles».
 
L’Évaluation des politiques et des institutions nationales (plus connue sous son acronyme anglais « CPIA ») est un exercice annuel qui permet à la Banque mondiale de mesurer les progrès accomplis par les pays d’Afrique subsaharienne pour améliorer la qualité de leurs politiques et de leurs institutions. Depuis 1980, les notes de la CPIA déterminent l’allocation de prêts sans intérêts et de dons aux économies éligibles au soutien de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du Groupe de la Banque mondiale pourvoyeur de financements concessionnels.
 
Ces notes reposent sur 16 indicateurs de développement dans quatre domaines : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques d’insertion sociale et d’équité, la gestion et les institutions du secteur public. Les pays sont notés sur une échelle de 1 (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour chaque indicateur. La note globale étant égale à la moyenne des quatre domaines évalués.
 
La Banque mondiale fait état d’une baisse à 3, 1 de la note moyenne pour les 38 pays africains évalués en 2016. «Certes, la qualité de la politique et des institutions s’est renforcée dans certains pays, mais le nombre de pays qui ont vu leurs notes globales se détériorer est deux fois plus important», déplore-t-elle.
 
Elle indique que «les pays dont la qualité de la politique et des institutions a globalement souffert ont pour trait commun une baisse continue de la qualité de la gestion économique, rendue évidente par le recul de la performance dans trois domaines, à savoir la politique monétaire et de change, la politique budgétaire et la politique d’endettement».
 
La Côte d’Ivoire, les Comores, le Cameroun, la Guinée, Madagascar, la Mauritanie et le Soudan, ont légèrement amélioré leur note de 0,1 point, pour la plupart, grâce à une meilleure gouvernance. La qualité des politiques d’insertion sociale et d’équité s’est aussi améliorée dans quelques pays, ce qui indique un renforcement des programmes de filets sociaux.
 
Les récents résultats de la CPIA montrent que la qualité des politiques et des institutions dans les pays IDA qui ne sont pas en situation de fragilité en Afrique subsaharienne, est comparable à celle de pays de même niveau de développement dans d’autres régions. Ce n’est malheureusement pas le cas pour les pays fragiles, généralement à la traîne par rapport à leurs homologues d’autres régions. Ces deux catégories de pays IDA d’Afrique subsaharienne mises ensemble obtiennent une note CPIA globale inférieure à la note moyenne des autres pays IDA.
 
 
 L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits à faibles ou sans intérêts aux pays les plus pauvres afin de les aider à mettre en œuvre des programmes qui stimulent la croissance économique, contribuent à la réduction de la pauvreté et améliorent les conditions de vie des pauvres. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 77 pays les plus déshérités du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA bénéficient concrètement à 1,3 milliard de personnes vivant dans les pays qui bénéficient de ses concours. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 112 pays. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 19 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.





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